Wednesday, January 22, 2014

Ile de Pâques, suite.

1er novembre 2013


Tongariki
Après notre balade sur le volcan Maunga Tere Vaka...

nous profitons du scooter pour retourner voir nos endroits préférés, entre autre : le Site Rano Raraku, la nurserie des Moais. 





Rano Raraku
Le lendemain matin, réveil avant l’aube, nous roulons 45 min. dans un froid de canard (;-))
afin d’observer le lever du soleil derrière la rangée de statues énigmatiques d’Ahu Tongariki.





En 1995, l’UNESCO nomme l’île de Pâques de : « lieu d’’héritage mondial » et instaure 2 parcs nationaux : Rano Raraku et Orongo. Cette année là, une délégation japonaise (de l’Unesco) redresse les 15 moais de Ahu Tongariki.





Exploration de différentes « pistes»…
Ahu Hanga Poukura
Les pétroglyphes de la caverne Ana Kai Tangata sont encore bien visible et les peintures du plafond sont de toute beauté !
Ana Kai Tangata
Plafond de Ana Kai Tangata
Le cimetière vaut également le détour !

Nous retournons ensuite au bord du cratère du volcan Rano Kau afin de parcourir à pied le pourtour coté Est. 

Cette fois, nous avons plus de chance avec la météo ;-) A l’extrémité du cratère nous apercevons un couple de Buse.

 Alors que nous approchons de la falaise, le mâle fait tout pour nous chasser : cris, vol au dessus de nos têtes avec « piqués »…impressionnant !


Vue sur Motu KaoKao de Rano Kau
Magnifique mais longue (!) balade surtout avec le ventre videJ. Retour sur Hanga Roa où l’on se régale d’un plat traditionnel Miam !
Côté Est de Rano Kau
Nous troquons notre scooter contre des vélos et repartons à l’aventure J
Notre hôtel Rapa Nui
Escale à Puna Pau. Cette carrière de roche volcanique était utilisée pour la fabrication des Pukao : coiffes cylindriques rouges placées sur la tête de nombreux Moais. De nouveau, bien difficile à croire qu’ils aient pu transporter « à la force des hommes » ces chapeaux de plusieurs tonnes sur des dizaines de km…Quel mystère !!!
Carrière de Pukao
Moai avec Pukao
Continuons notre route direction Nord jusqu’à un endroit appelé : secteur Ana Te Pahu.
D’après l’histoire, les Pascuans venaient se cacher dans des grottes pour échapper aux rafles d’esclave perpétrée par les Péruviens.
En 1862, des négriers péruviens débarquèrent sur l’île et enlevèrent un millier d’habitants pour les réduire au travail forcé dans les mines de guano des îles Chincha.

Posons nos bicyclettes et marchons « au petit bonheur »…
A priori, nous ne voyons aucune grotte ?! Nous approchons avec curiosité un arbre semblant sortir de terre, et OH ! Découvrons une première cavité.


Tor contrôle la solidité du plafond puis munis de nos lampes frontales nous nous enfilons par une ouverture…hum je ne suis pas très rassurée mais Tor qui adore la spéléo a déjà disparu dans un tunnel !


J’ai la pétoche mais je le suis quand même ;-)

Nous allons passer plus de 3h à explorer ces grottes sensationnelles où les vestiges d’une civilisation sont encore bien visibles : entre autre : peintures, pétroglyphes, plateformes servant de couches, moulin en pierre…
Moulin 


Peintures en haut à gauche 
Entre le sentiment de claustrophobie, la trouille de se perdre dans ces labyrinthes et le fait d’avoir la chance d’être témoin de ces lieux uniques…Waouhhh quelles émotions !!!
Couverts de boue et de sueur, nous rentrons à vélo, et affamés
(encore!?! haha) allons déguster un délicieux « ceviche » (plat de poisson cru ou mariné au citron).
Dégustation de "Ceviche" avec "légumes racine"
Le lendemain, un peu fatigué, on se la joue tranquille… shopping de quelques souvenirs et vins chiliens, donc belles rencontres avec les commerçants du coin ;-)
On pédale ensuite quand même quelques km le long de la côte ouest, inaccessible en scooter ou en voiture. Au retour, on admire au passage le Ahu Akapu.
Ahu Akapu
La météo de cette semaine ne nous a pas permis de contempler le spectacle de l’astre diurne s’abîmant derrière les statues…Hum, ce sera pour une prochaine fois !

On assiste au couché du soleil « brumeux » derrière Ahu Tahai, 
Ahu Tahai
...petit resto sympa, puis on se laisse envoûter par la furieuse sensualité du spectacle de danse traditionnelle d’un groupe Rapanui.

Pour notre dernier jour, le temps étant bien pluvieux, on échange nos vélos contre une voiture ;-) !
Et on refait le tour de l’île, merveilleux musée à ciel ouvert…
 On ne se lasse pas de regarder ces énigmatiques et mystérieux moais…



Pierre trompette
Cette pierre sculptée appelée Pu’o Hiro (pierre-trompette) était considérée dans les temps anciens comme talisman pour pêcher. 

Selon certaines traditions, le son émis, en soufflant par l’un des orifices, attirait le poisson près des côtes. Cette pierre était aussi un trophée de guerre.

Ovahe





Petit stop à la fameuse crique de sable blanc où quand la mer est grosse, les vagues emportent tout le sable !?! D’ailleurs un Pascuan, sortit de nul part (,-D) nous met en garde de ne pas nous baigner à cet endroit si l’on ne veut pas être emporté par une lame de fond.
 












Nous roulons ensuite jusqu’au « nombril de la terre » ;-)





Situé près de la baie La Pérouse, cet Ahu est marqué par la présence d'une pierre, "Te Pito o te Henua" qui signifie le nombril du monde !
D’après la légende, cette pierre parfaitement ronde fut amenée par le 1er Roi : Hotu Matua et est censée être le centre de l’univers.





Te Pito o Te Henua




Ce lieu vénéré grâce à cette pierre bien étrange qui retient étonnamment la chaleur et d’où émane une énergie particulière, possède des propriétés électromagnétiques.
En effet, si l’on approche un compas, l’aiguille se met à tourner en touts sens.


 Vu que notre vol de retour sera de nuit, nous piquons un petit somme sous les palmiers de la plage d’Anakena.  

Nous contemplons ensuite les pétroglyphes situés de l’autre côté de la colline.







Aku-Aku: Kuha et Rati
La légende parle de la visite de 2 Aku-Aku, ou esprits, dotés de pouvoirs magiques (Mana) leurs permettant d’apparaître en différents endroits de Polynésie. Kuha et Rati avaient l’habitude de se promener sur la plage d’Anakena, charmant toute personne qui attirait leur attention.

Ces pétroglyphes dont la datation reste incertaine, représentent des créatures aux corps « de forme marine » et à la figure anthropomorphique.
Six jours que nous ne sommes pas allé dans l’eau (nous qui nageons chaque jour)… Malgré la fraicheur de la température de l’eau, on ne résiste pas à piquer une tête !
On admire ensuite sous toutes ses coutures l’Ahu Nau-Nau, 1er site qui fut restauré par les Pascuans, selon des méthodes traditionnelles, en 1955.
Ahu Nau Nau

Il est temps pour nous de retourner sur Yum-Yum à Tahiti, bien chargés de sensations et images plein la tête ! ;-)



Suit, un petit lexique, pour ceux que ça intéresse…

Ahu : plateformes cérémonielles en pierre, sites funéraires révérés par les habitants. 

Rapa Nui (ou île de Pâques) : population actuelle : 6700 habitants


Moais : gigantesques et mystérieuses statues de pierre situées sur l’Ile de Pâques considérée comme héritage culturel de l’humanité.

Les commandements invisibles : Mana et Tapu :
Mana : la Force
Mana est une force surnaturelle qui anime les importantes fonctions ou activités journalières. Ce pouvoir était attribué aux Ariki (chefs). Ils l’utilisaient pour faire respecter les Tapu.
Mana apportait prestige à son possesseur qui l’utilisait pour le bénéfice de son groupe ou de sa famille.
D’après les croyances RapaNui, Mana était le facteur qui procurait une bonne pêche, de fructueuses récoltes ainsi qu’une remarquable production de poulets.

Tapu : les limitations (taboo !)
Tapu est une interdiction qui maintient le Mana investit dans le Ariki. Une violation de Tapu était sévèrement punie pouvant aller jusqu'à la condamnation à mort.
Des personnes, des aliments ou des lieux peuvent être Tapu.
Par exemple :
Lieux : Les zones situées devant les Ahu ou centres cérémoniels sont considérées Tapu et marcher dessus représente un grand danger.
Personnes : Le Ariki Mau concentrait tellement de Mana que le reste du peuple n’avait pas le droit de le toucher sous peine de très sévère punition, allant jusqu’à la mort.
Aliments : Les plantations étaient décrétées Tapu par le Ariki jusqu’à ce que le premier fruit de la récolte soit offert au roi (ou Dieux ?!)
…Ou certains poissons étaient décrétés Tapu, pour une période, afin qu’ils aient le temps de se reproduire.

887 Moais sont répartit sur l’île de Pâques. La taille de la plupart varie entre 3 et 12 m. , le plus grand mesurant 21,60 m. pour 180 tonnes.
 




Nos coups de cœur :
Resto : Raa (italo/gastro) ; Makona (ceviche)
Shop : Petra’s natural shop ; Maria Theresa souvenir shop.




Wednesday, January 8, 2014

Excursion à l'île de Pâques


Iles de Pâques, 28 Oct. 2013



Ile énigmatique que nous rêvons d’explorer Tor et moi depuis longtemps mais bien difficile de la visiter en bateau. Car d’une part elle est située à 3700km du Chili et 4200km de Tahiti donc longue navigation (¨!) et d’autre part, il n’y a pas de criques ou de mouillages pour laisser le bateau sans surveillance.
Son histoire (riche et très controversée), sa culture, ses paysages magiques avec ses Moais (statues de pierre) donnent l’impression que ce confetti de terre soit tombé d’une autre planète.
 
Tombé d'une autre planète?
Chaleureux accueil (charmante tradition dans le Pacifique!) à notre arrivée à l’aéroport.

De notre hôtel nous percevons un mélodieux carillon. Commençons par aller voir l’église qui s’avère être la plus laide jamais vue ! ;-/. Par contre, à l’intérieur, les vitraux et le bénitier valent le détour.
Vitraux de l'église de Hanga Roa

Wifi, Hotel Rapa Nui
Bénitier
Traversons Hanga Roa, capitale, et seule ville (petite) de l’ile. Près de la Caleta, petit port de pêche pittoresque, 1ère rencontre avec "notre 1er" moais ;-) : Ahu Tautira. 

Un sentier sur les dunes vertes longeant la mer nous mène au Museo Antropologico Sebastian Englert – super intéressant.


L’île fut nommée par le navigateur Hollandais Jacob Roggeveen qui fut le 1er Européen à découvrir cette terre le jour de Pâques 1722. Elle fut ensuite annexée par le Chili en 1888.
 
Riche en sites archéologiques, on y trouve les seules traces d'une forme d'écriture en Polynésie, toujours indéchiffrée à ce jour car les seules personnes capable de lire et d’écrire « le rongorongo » étaient le chef et ses héritiers, tous kidnappés par les Péruviens dans un trafic d’esclaves.

L'histoire de ces mégalithes reste très mystérieuse. Les premiers habitants vinrent en pirogue des Marquises (3’200km !?) aux alentours de l'an 400 AC.
Entre l'an 800 et 1600, les descendants de ces Polynésiens érigèrent des statues représentants leurs ancêtres afin qu’ils soient plus proche du monde des esprits ; en échange de quoi ils veilleraient à la prospérité de chaque clan.


Après le 17ème siècle, un grand nombre de moais furent renversés de leur ahu (plateformes cérémonielles de pierre). Soit par les tremblements de terre et Tsunami, soit, d’après certaines théories, par des guerres tribales.

D’après les traditions orales enregistrées par les missionnaires en 1860, les Iliens étaient organisé en un système de classe avec un « ariki » Grand Chef ayant pouvoir suprême sur neuf autres clans et leurs chefs respectifs. Chaque clan érigeait de massives statues – appelées : Moais- représentant leurs ancêtres défunts.

Une des versions de l’histoire, rapportée par certains explorateurs, serait que le cannibalisme prit place sur l’ile de Pâques après que la fabrication des Moais contribue à une extrême déforestation ayant pour conséquence une totale dégradation environnementale. Plus d’arbres : plus d’oiseaux, plus de bois pour construire des embarcations pour la pêche, ni pour les constructions.

Décimée par la famine, les maladies (amenées par les Européens) et les chasseurs d’esclaves, la population d’env. 15 à 20'000 pers. au 16ème siècle n’était plus que de 2'000 à 3’000 en 1722 pour chuter à moins de 200 au 19ème siècle.

De notre hôtel, nous partons à pied gravir le volcan Rano Kau et visiter à son sommet le village cérémoniel d’Orongo (fin du 16ème/milieu du 19ème), perché au bord du cratère.
Cratère du Rano Kau
Après 2h de marche, magnifique vue sur le cratère ressemblant à un chaudron de sorcière de dimensions cyclopéennes ;-)
Orongo Village 
Le village d’Orongo, composé de 54 maisons (très) basses faites de pierres plates et recouvertes d’un mélange d’herbe et de boue afin de résister aux rudes conditions atmosphérique de l’endroit, 
Maison "bateau" de Orongo
est un lieu unique qui fut utilisé chaque printemps lors de la célébration du culte Make-Make (Dieu de la fertilité et des oiseaux migrateurs) 
Make-Make
et de la compétition Tangata-manu. Ce challenge disputé par les chefs des différentes tribus consistait à descendre la falaise, nager jusqu’au Motu Nui, ramasser le 1er œuf pondu par les oiseaux migrateurs juste arrivés, retourner contre vagues et courant, grimper la falaise jusqu’au village.
Le 1er arrivé était désigné Chef « sacré » pour un an.
A gauche: Motu Nui (!)
Absorbés par les pétroglyphes représentant l’homme oiseau
Reproduction de pétroglyphes
 ainsi que les reliques de ces histoires extraordinaires, nous ne voyons pas la tempête nous arriver dessus ! 


Nous nous dépêchons de redescendre mais arrivons trempés jusqu’aux os à notre auberge.

Le lendemain balade en scooter jusqu’au site Ahu Akivi.
Ahu Akivi
 De là partons à pied grimper jusqu’au point le plus haut de l’ile (Rano Aroi Volcano 507m). Vue splendide sur 360’.
Vue de Maunga Terevaka


En chemin pour le volcan Rano Raraku, "la nurserie des Moais", nous ne résistons pas à nous arrêter sur le site Tongariki, site restauré par une délégation japonaise de l’Unesco en 1995 ; Epoustouflant !

Ahu Tongariki
Nous consacrons le reste de l’après-midi à la visite de la carrière de Rano Raraku 

Ebauche de Moai
Voici une des hypothèse expliquée au musée.Difficile à croire qu'ils aient pu transporter ces Moais pesant entre 70 et 180 tonnes sur parfois plusieurs dizaines de km !?!
Une légende dit que les Moais "marchaient" jusqu'au lieu de leur destination. ;-)

Flan du volcan Rano Raraku

Tor et Moai Mae'a
...et de son cratère d’une beauté exceptionnelle.
Cratère du volcan Rano Raraku


A suivre...